BEA présente les résultats du marché du divertissement pour le premier trimestre 2011
-Une hausse de 75% pour la vente de Blu-ray (unités) et de 19,2% (unités) pour les téléchargements de musique. Au total, ce sont près de 11 millions de chansons, albums, vidéos et jeux vidéo ont été vendus;
-En Belgique, le droit d’auteur reste un moteur économique important pour notre pays puisque ce secteur emploie presque 90.000 personnes et engrange un revenu de plus de 30 milliards d’euro . Mais pour combien de temps encore?
-BEA demande que les industries créatives soient enfin entendues concernant les projets de loi visant à lutter contre la concurrence déloyale sur internet.
Aujourd’hui, écouter de la musique, regarder un film, une série ou jouer à un jeu vidéo peut se faire sur différents supports, à tout moment et où que l’on soit. La consommation de contenus de divertissement est en augmentation. Une augmentation qui ne se reflète malheureusement pas dans les résultats du premier trimestre 2011. Le tableau reste sombre pour le secteur. En effet, ce trimestre, il accuse encore une baisse de revenu de 4,5%. Soit 7,8 millions d’euros. La vente de films et de séries sur DVD et Blu-ray (traditionnellement le segment le plus important) connaît la plus grosse chute avec un recul de 8,2% (unités). Mais la musique et les jeux vidéo accusent aussi des pertes (les chiffres complets ci-dessous). Heureusement, deux points positifs viennent compléter ce tableau même s’ils ne suffisent pas à inverser la vapeur: l’augmentation des ventes de Blu-ray (+75%) et du nombre de téléchargements (+19%). Cela confirme des tendances amorcées depuis quelques années :
•le Belge est toujours à la recherche d’une meilleure qualité afin de vivre une réelle expérience en regardant un film ou une série.
•le divertissement se vit toujours plus en ligne.
Afin de répondre à cette demande, le secteur continue inlassablement de produire de la musique, des films, des séries télés et des jeux vidéo tout en développant de nouveaux services afin de répondre qualitativement aux désirs du consommateur. Mais cela devient difficile. « La recherche et le développement en matière de divertissement est dans une mauvaise posture. Comment développer des nouveautés et de nouveaux modèles sur un marché saturé par la concurrence déloyale de l’offre illégale? Cette concurrence empêche qu’une rémunération appropriée soit allouée à ceux qui participent de près ou de loin à la création, la production et la distribution de ce contenu qualitatif- et ils sont nombreux en Belgique! - et que de nouveaux investissements soient possibles.», commente Olivier Maeterlinck, directeur de BEA.
D’après une étude publiée fin 2010, les industries qui s’occupent de la création, de la production, de la réalisation, de la diffusion, de l’exposition, de la distribution et de la vente d’oeuvres protégées par le droit d’auteur ont généré un chiffre d’affaires de 30.933,20 millions d’euros, soit 3,15 % du chiffre d’affaires total en Belgique. Et elles ont, en outre, employé 87.230 équivalents temps plein auprès de 8.943 employeurs. Ce qui représente plus de 90.000 emplois. « Ces chiffres montrent bien que ce secteur est non seulement important pour une vie culturelle enrichissante dans notre pays mais également pour notre économie. Nous sommes heureux que les autorités aient enfin réagis en organisant une audition pour débattre de la question de la protection du droit d’auteur sur internet. Mais pourquoi les industries créatives n’ont-t-elles pas été entendues alors que ce sont elles qui sont à la base des investissements nécessaires pour ce secteur et de milliers d’emplois en Belgique? C’est tout un pan du sujet qui est oublié! C’est pour cela que nous demandons qu’une nouvelle audition soit organisée pour que les éditeurs, producteurs et distributeur puissent enfin être entendus », conclut Olivier Maeterlinck.
Résultats complets et TOP 10 des meilleures ventes ici.
16/06/2011