Les plus importants investisseurs dans les carrières des artistes sont les maisons de disques. A peu près 30% de leurs revenus sont investis annuellement dans le développement et le marketing des artistes, ce qui représente environs 5 milliards de dollars mondialement. Comparé aux autres secteurs, l’industrie musicale investit proportionnellement plus en recherche et développement : en moyenne 16% de ces revenus sont investis dans le développement des artistes et leur répertoire (A&R). Les maisons de disques ont plusieurs façons d’investir en talent : moyennant des avances payées aux artistes afin de leur permettre de se concentrer sur leur musique, moyennant le financement des enregistrements, la production de clips vidéo, le tour support, marketing et promotion, et le paiement des royalties.
Les maisons de disques non seulement aident les artistes, elles contribuent également au développement du secteur de la musique dans le sens large du terme – un secteur qui emploie quelque 2 millions de personnes mondialement. La valeur économique de ce secteur est estimée annuellement à 160 milliards de dollars. Les investissements des maisons de disques ont un impact direct sur les revendeurs (physiques et en ligne) de musique, sur les promoteurs et salles de concerts, sur les fournisseurs d’accès Internet, sur les fabricants d’appareils audio, sur tout le monde qui utilise de la musique enregistrée pour attirer ou fidéliser une clientèle (de la discothèque au magasin) ainsi que sur la nouvelle offre qui chaque année est proposée aux mélomanes.
Ces chiffres sont issus d’un nouveau rapport publié ce jour par IFPI, la fédération internationale des producteurs de musique et par WIN, le forum mondial de l’industrie musicale indépendante. Le rapport se veut une analyse internationale du secteur de la musique.
Vous pouvez le télécharger ici.
publié le 9/03/2010
BEA fait appel aux autorités pour faire respecter la loi sur internet.
En 2009, les consommateurs belges ont acheté près de 44 millions de jeux vidéo, DVD, disques Blu-ray, albums et singles. Ceci signifie néanmoins une baisse de 2% par rapport à l’année 2008. Le chiffre d’affaire de ce marché a baissé de 5% comptabilisant un montant de 615 millions €. Le nombre de DVD vendus a diminué de 8,3%, tandis que les ventes de disques Blu-ray ont plus que doublé. Les consommateurs ont acheté plus de musique, mais le chiffre d’affaires est en baisse. Quant aux jeux vidéo, la vente a chuté de 7% par rapport à l’année record de 2008. Les ventes de jeux vidéo, films et musique souffrent de la concurrence (déloyale) de l’offre illégale qui est disponible sur internet. BEA fait appel aux autorités pour prendre des mesures urgentes afin de faire respecter la loi sur internet dans le but de protéger le secteur des industries culturelles, mais aussi les consommateurs.
Moins de DVD vendus, vent en poupe pour le Blu-ray
Les ventes de films ont atteint 18 millions d’unités, ce qui signifie une diminution de 6,9%. La baisse s’est manifestée le plus clairement sur le marché des DVD, qui a chuté de 8,3% et ceci malgré les productions ‘succès’ de l’automne. Près d’un demi-million de disques Blu-ray ont été vendus en 2009 – plus que le double des ventes 2008. Ce nouveau format ne compense que partiellement la baisse générale des ventes. Le Blu-ray le plus populaire fut “Up” et le DVD le mieux vendu était “Harry Potter 6”.
Plus de musique vendue, mais les revenus restent à la traîne
Les ventes de musique ont connu une croissance de 4,9%, tandis que le chiffre d’affaires a diminué de 2,3%, pour atteindre près de 160 millions d’euros. Au total, 7 millions de singles ont été vendus – une croissance de 20%. Neuf singles sur dix sont téléchargés. Le marché des albums connaît une faible baisse de 2,6% (ventes totales : 11,2 millions d’albums). Pour les albums, 90% des ventes se font toujours via le magasin dans la rue. La meilleure vente était pour Seal avec son album Soul, avant Enfoirés et Calogero. L’album belge le mieux vendu est « Mirror Mirror » de Ghinzu à la position 27. Le marché numérique a progressé de 27% en chiffre d’affaires et atteint 8% du marché total. Même si la vente numérique de singles et d’albums continue à augmenter d’année en année, elle ne compense nullement la chute des ventes sur le marché physique.
Recul du marché des jeux vidéo après l’année record 2008
Le marché des jeux vidéo a atteint presque 7 millions d’unités vendues (baisse de 7%) et continue à vendre des volumes importants, sans équivalent avant l’année record 2008. La croissance des ventes de consoles ‘nouvelle génération’ n’a pas été à même de compenser la chute des ventes de consoles portables. Les ventes de jeux et consoles avaient connu un envol spectaculaire ces dernières années, ce qui a occasionné un effet de saturation en 2009. Cela a eu comme conséquence une diminution de prix pour à la fois les consoles et les jeux. De surcroît, l’année 2009 a vu moins de sorties phares par rapport à 2008. Le jeu console le mieux vendu de l’année est FIFA 10.
Marché du divertissement souffre de la concurrence de la piraterie sur internet.
2008 fut l’année record pour les ventes belges de jeux vidéo, DVD, disques Blu-ray, albums et singles: près de 45 millions d’unités vendues, générant un chiffre d’affaires de près de 650 millions d’euros. En 2009, le marché a connu une baisse de plus de 2% (1 million d’unités). Le chiffre d’affaires, lui, a diminué de 5 % (plus de 30 millions d’euros). “Ce chiffre d’affaires est indispensable afin de pouvoir continuer à investir dans les artistes, dans les enregistrements de musique, dans les films et jeux vidéo, mais également dans de nouveaux modèles pour le développement du marché numérique.” nous explique Erik Vink, Président de BEA et Directeur de Sony Music.
Il existe d’ores et déjà un vaste offre diversifiée et légale de jeux vidéo, films et musique que le consommateur peut acquérir en toute sécurité sur internet, mais la concurrence avec l’offre illégale demeure énorme. “Malgré l’étendue de l’offre diversifiée et légale dans les magasins et sur internet, il reste difficile de concurrencer l’offre illégale et la plupart du temps gratuite sur internet.” explique Olivier Maeterlinck, Directeur Général de BEA. BEA fait appel aux autorités pour prendre des mesures urgentes afin de faire respecter la législation sur internet dans le but de protéger à la fois le secteur des industries culturelles et les consommateurs. “Dans le monde réel les autorités ne tolèrent pas non plus des magasins malhonnêtes qui ne respectent pas la législation belge. Des sites web illégaux parasitent à la fois le secteur culturel et l’état ou la communauté. Le consommateur a le droit d’être mieux informé. Il a droit à des sites qui lui proposent du divertissement en toute légalité, sans contourner la loi” conclut Olivier Maeterlinck.
Téléchargez la présentation
Téléchargez les chiffres 2009
Téléchargez les chiffres 2005-2009
publié le 26/02/2010
Le marché numérique de la musique atteint plus de 14 millions de téléchargements légaux.
En 2009, l’artiste belge le plus téléchargé n’est autre que Daan. Les ventes de musique numérique ont augmenté cette année de 27%. Le ministre Van Quickenborne décernera le prix, soulignant ainsi la contribution de l’industrie de la musique pour notre économie.
Daan remporte le quatrième Ultratop Download Award.
Daan est l’artiste belge le plus téléchargé légalement en 2009. C’est ainsi qu’il remporte le quatrième Ultratop Download Award, qui lui est remis par le Ministre Van Quickenborne. Le prix a été calculé sur base des téléchargements mesurés officiellement par Ultratop. Daan remporte le prix devant Lady Linn et Milow, qui se retrouvent respectivement à la deuxième et troisième place. Novastar et Sylver complètent le top 5.
«C’est surtout les ventes de son album récent “ Manhay “, le single” Exes “ qui fut récompensé par un MIA pour la meilleure vidéo et le super tube actuel” Icon “ qui ont fait la différence», explique Sam Jaspers, directeur d’ Ultratop. “Icon" est déjà près de dix semaines dans le top 5 de l’Ultratop, “Manhay” brille de par ses quarante semaines dans le top 100 et grâce au succès de” Icon “et des MIA’s l’album est à nouveau dans le top 5. ”
«Même si, en tant que concepteur, j’apprécie des “vrais” albums physiques, je suis tout de même très satisfait de l’évolution dans les téléchargements légaux. Maintenant qu’il n’y a presque plus de singles qui sont publiés, mais que ces chansons passent toujours à la radio, ces téléchargements jouent un rôle important en tant que carte de visite pour les albums. En effet, les fans de musique entendent une chanson, vont la télécharger, puis décident si ils vont acheter l’album - ou le télécharger. Le fait que ces téléchargements comptent alors également dans les hitparades fait en sorte que l’on peut toujours avoir des tubes ; j’avoue que cela a quand même son charme (rire). Et le plus important dans tout cela, même si mon disque ne se trouve pas dans les magasins de disques à l’étranger, mes fans peuvent quand même le télécharger dans le monde entier, ce qui est encore un des plus grands avantages des téléchargements. C’est un honneur de remporter ce prix cette année; Manhay est très rétro dans le son et l’enregistrement, et c’est justement ce disque qui l’emporte dans un médium si moderne ...’» dit Daan.
Désormais Daan a une place dans la galerie d’honneur d’Ultratop à côté de Milow (2008), Fixkes (2007) et Ozark Henry (2006).
Augmentation du marché de la musique numérique grâce à une offre plus large de musique légal et téléchargeable en toute sécurité
D’après BEA, en 2009, on dénombre plus de 14 millions de chansons téléchargées légalement. Cela représente une augmentation de plus de 27% par rapport à 2008. Le chiffre d’affaires a également augmenté de 27% pour atteindre plus de 14.2 millions d’€.
En Belgique il y existe plus que onze millions de chansons disponibles auprès de 16 services légaux de musique en ligne. Les labels de musique investissent dans de nouveaux canaux et partenariats: par l’intermédiaire de plateformes de téléchargement ou sites de streaming (avec ou sans abonnement), par l’intermédiaire de services qui proposent de la musique lié à un abonnement à haut débit ou à des applications mobiles, par l’intermédiaire de services de musique en ligne ou parfois proposés gratuitement via le site web de l’artiste ou producteur de musique.
Les recettes du marché numérique sont les bienvenus pour continuer à investir dans les carrières d’artistes et dans le développement de nouveaux talents. Le secteur est toujours sous forte pression à cause des téléchargements illégaux massifs.
En remettant l’Award, le ministre Van Quickenborne, souligne la contribution de l’industrie de la musique à notre économie. Les artistes et les producteurs ne procurent pas seulement du divertissement à un large public, mais aussi du travail à tout un secteur.
«En 2009 il y a eu une augmentation de 27% du nombre de chansons qui ont été téléchargés légalement en Belgique. Désormais les fans de musique peuvent acquérir de façons différentes et de manière légale de la musique numérique (Plateforme de téléchargement, en streaming, par un système d’abonnement, ...). Plus de choix et une plus grande prise de conscience des consommateurs quant à la nécessité de rémunérer l’artiste pour son travail, veillent à augmenter les revenus de l’exploitation digitale pour les labels de musique et les artistes, comme Daan, le lauréat de l’Ultratop Download Award 2009. Le droit d’auteur récolté sert à ce que les artistes et les auteurs peuvent continuer à exercer leur travail créatif. Une nouvelle loi sur le contrôle des sociétés de gestion qui à ma proposition a été approuvé garantit que ces revenus arrivent plus vite auprès des auteurs et des artistes. Néanmoins, le circuit illégal reste un problème et mon inspection économique continuera donc à mener ces actions ciblées. » dit le Ministre Van Quickenborne.
publié le 27/01/2010
Dans le monde entier, de nouveaux accords de licence stimulent les ventes de musique numérique qui représentent 27% du chiffre d’affaires total. Malgré la croissance continue du marché de la musique numérique - avec une augmentation de 12% du chiffre d’affaires pour atteindre +/- 4,2 milliards de dollars US en 2009 - le partage illégal de musique et d’autres formes de piratage en ligne constituent un frein à l’investissement et la vente de musique locale dans des marchés clés.
L’IFPI Digital Music Report, publié aujourd’hui, donne un aperçu de l’évolution des modèles de revenus dans l’industrie de la musique, schématise l’impact du piratage numérique au niveau international et émet un jugement concernant les efforts fournis par les gouvernements pour prendre en main le problème.
publié le 22/01/2010
Le système de classification par âge aide le personnel des magasins ainsi que les parents à choisir les jeux appropriés pour enfants et adolescents.
BEA (Belgian Entertainment Association) est satisfait des mesures prises par la chaîne de magasins Gamemania afin d’appliquer PEGI, le système de classification des jeux par âge, de façon plus rigoureuse dans ses points de vente. PEGI permet au personnel des magasins d’aider les parents dans leurs choix de jeux appropriés pour leurs enfants et adolescents. D’après BEA, l’utilisation poussée de PEGI par les points de vente et par les parents rend inutile une intervention de l’autorité publique.
Le personnel des magasins informe les parents via PEGI
La chaîne de magasins Gamemania, avec 32 points de vente en Belgique, s’est engagée à appliquer plus rigoureusement le système de classification par âge, PEGI, dans ses succursales. BEA estime qu’il est important, surtout pendant la période de fin d’année, que les consommateurs soient correctement informés de la classification des jeux par âge. Une attention accrue dans les points de vente est donc requise afin que par exemple des jeux pour adultes ne soient pas vendus à des mineurs. Depuis 2003, le secteur du jeu vidéo utilise le système PEGI (Pan European Game Information), qui indique sur chaque jeu des informations destinées aux parents afin qu’ils puissent faire un choix conscient et informé en achetant un jeu.
«C’est la première fois qu’un détaillant s’est publiquement engagé à appliquer strictement PEGI dans ses points de vente. Nous encourageons d’autres enseignes à suivre cet exemple, surtout en cette période de fin d’année. », Explique Olivier Maeterlinck, directeur général de BEA.
PEGI aide les parents à acheter le jeu approprié
Beaucoup d’entre nous se retrouveront d’ici quelques jours devant une large variété de choix dans les magasins, à la recherche du jeu idéal à offrir à leurs enfants ou à leur famille. ”Malgré la popularité des jeux auprès des jeunes et des adultes, nous constatons que certains parents s’inquiètent de savoir à quoi leurs enfants veulent jouer. PEGI leurs donne un point de repère sans que pour cela ils doivent connaître le jeu.” explique Henk Hoogendoorn, président de BEA Interactive.
En fin de compte ce sont les parents qui décident des jeux pour leurs enfants, mais PEGI donne à chaque jeu un label d’âge : 3, 7, 12, 16 et 18 ans (pour adultes). Presque la moitié des jeux publiés sont appropriés à partir de 3 ans tandis que seulement 5% porte le label 18 (pour adultes). Des jeux de genres différents sont développés pour tous les âges, par conséquent les jeux vidéo sont populaires. Ce fait est également visibles dans les ventes. Selon BEA, en 2009, plus de 6 millions d’exemplaires ont été vendus. En novembre, on comptabilisait déjà près de 5 millions de jeux vendus, et la période de fin d’année, est traditionnellement bonne pour au moins un cinquième des ventes.
L’application stricte des mesures de PEGI rend l’intervention de l’Etat inutile
D’après la Commission européenne PEGI est un exemple d’auto régularisation d’un secteur responsable et est le premier système de ce genre à être appliqué presque partout en Europe. En 2008, la Commission européenne a appelé les Etats membres à implémenter PEGI dans leurs propres systèmes de classification et d’informer parents et enfants de l’existence de PEGI. Aux Pays-Bas par exemple, une loi rend punissable la vente à des mineurs de médias audiovisuels qui ont été classés “16” ou 18 “. En Belgique aujourd’hui, PEGI est un système volontaire, qui peut être intégré dans la politique de gestion des magasins sans intervention de l’autorité publique. BEA reconnaît que autant les parents que les commerçants ont une responsabilité commune à utiliser le système PEGI. Ainsi les enfants et les adolescents pourront entamer la nouvelle année en jouant à des jeux adaptés à leur âge. « Le secteur des jeux vidéo a développé un site web sur lequel on trouve plein d’information sur le système PEGI, mais les autorités publiques pourraient contribuer à la notoriété de PEGI auprès des parents et des magasins par le biais d’une campagne d’information. » conclue Olivier Maeterlinck.
Plus d’info sur PEGI : http://www.pegi.eu/be_fr
publié le 21/12/2009
Page 1 de 6 pages
page suivante ›