La fédération professionnelle internationale des producteurs de musique, IFPI, a publié le rapport annuel “Recording Industry in Numbers”. Dans celui-ci nous pouvons retrouver les tendances du marché de la musique au niveau mondial.
Opportunités pour les FAI
La tendance la plus évidente est celle du marché de la musique digitale qui ne cesse de croître (9%). L’offre de musique en ligne a augmenté de façon exponentielle pour atteindre 12 millions de chansons proposées par 400 services légaux de musique dans le monde entier.Cette offre va du téléchargement “à la carte” par Amazon ou iTunes jusqu’au streaming de vidéo par Youtube et streaming audio par Deezer et Spotify.
Plusieurs FAI tels que Sky, TDC et Telia collaborent avec les maisons de disques afin de proposer des services légaux de musique à leurs clients. Un enquête récente menée par Ovum en Angleterre, a permis de constater que si les FAI proposent eux-mêmes des services de musique, ils pourraient gagner plus de 100 millions € en 2013.
Les investissements des maisons de disques sous pression
En 2009 et dans le monde entier, les maisons de disques ont investi plus de 5 milliards $ dans des artistes et de nouveaux modèles de travail. Malgré ces efforts, les ventes de musique continuent de baisser à cause de l’offre de musique illégale qui constitue une concurrence déloyale. Tera Consulting a calculé l’impact causé par le piratage sur les industries créatives. Leur enquête a prouvé que si aucune action n’était entreprise contre le piratage, d’ici 2015 1.2 millions d’emplois seraient menacés.
Le marché belge de la musique
BEA a déjà publié les chiffres annuels pour la Belgique. Il en est ressorti que les ventes de musique digitale augmentent d’année en année mais sont encore loin de compenser les baisses de revenus sur le marché physique. La Belgique bondit à la 24ième place dans les ventes de musique numérique derrière des pays ou des règles existent, ou seront prises, pour stimuler le marché du divertissement numérique tout en décourageant dans le même temps l’offre illégale de films, jeux et musiques. Olivier Maeterlinck, directeur général de BEA précise : « L’offre légale dans les magasins ou sur l’Internet peut être aussi large et diversifiée que possible, cela reste tout de même toujours aussi difficile de contrecarrer l’offre illégale, souvent gratuite, sur l’Internet ». Beaucoup d’opportunités s’ouvrent au marché belge de la musique mais il est plus qu’urgent de prendre des mesures pour faire resp ecter la législation sur l’Internet dans le but de protéger le secteur des contenus créatifs et également le consommateur ». BEA invite les partis politiques à montrer leur engagement quant à la volonté de s’y mettre sérieusement afin que des modèles économiques légaux innovateurs puissent avoir une vraie chance.
29/04/2010