Location illégale de jeux vidéo
Contrairement à certaines informations qui ont circulé ces derniers jours, la Belgian Entertainment Association (BEA) n’a jamais interdit la location de jeux vidéo. En Belgique, comme c’est d’ailleurs le cas dans les autres pays européens, la location de jeux vidéo sans autorisation préalable du producteur est interdite. Avant de louer des jeux vidéo, il faut donc un accord entre le propriétaire des droits sur le jeu vidéo et celui qui souhaite mettre le jeu en location. A l’heure actuelle, les points de location ne disposent pas d’un tel accord et opèrent donc dans l’illégalité.
BEA, qui réunit, entre autres, les producteurs de jeux vidéo et qui agit en défense de leurs droits, n’a fait que constater les atteintes et a informé les points de vente gentiment mais résolument qu’ils étaient tenus de demander et obtenir une autorisation pour pouvoir procéder à la location de jeux vidéo. Afin d’éviter que les producteurs ne doivent faire valoir leurs droits d’une autre manière, BEA a informé les contrevenants qu’ils devaient se mettre en règle pour le 30 novembre au plus tard.
Points de location s’attribuent illégitimement des revenus
Les revenus de la location vont, à l’heure actuelle, entièrement à l’exploitant du point de location, ce qui non seulement est illégal, ce n’est pas équitable non plus. Comme c’est le producteur du jeu qui, tout seul, prend les risques et paie tous les frais de la production d’un nouveau jeu, la logique veut que c’est également lui qui choisit comment et par quel biais le produit sera mis sur le marché. Le même vaut pour les films sur DVD ou les Bluray, où là, en respectant la loi le producteur obtient une rémunération pour la location. Comme c’est le cas pour les films, les investissements pour le développement et la production d’un jeu vidéo, sont énormes (par exemple : les frais de personnel) et ces investissements doivent être récupérés afin de ne pas mettre en cause le développement de nouveaux jeux.
Au détriment du consommateur?
Une belle surprise attend ceux qui pensaient obligatoirement devoir s’adresser à la location afin de tester un jeu. Les producteurs des jeux, eux aussi, offrent la possibilité de se familiariser avec un jeu (avant de l’acheter) et très souvent, c’est même gratuit. Les producteurs développent des versions ‘démo’ gratuites qui permettent de jouer plusieurs niveaux du jeu (on-line ou off-line), ils participent à des foires et événements ou ils offrent des versions gratuites sur leur site web, ce qui, comme c’est gratuit et légal, s’avère très intéressant pour le consommateur.
La défense des droits des producteurs est liée à l’intérêt du gamer. Des versions antérieures des jeux sont vendues à des prix inférieurs ou peuvent être jouées gratuitement en ligne.
Finalement, sachez que la location de jeux reste toutefois possible à condition d’avoir conclu un accord entre le point de location et le producteur du jeu. C’est grâce à la créativité, aux efforts et aux investissements des producteurs de jeux qu’ils sont à même de vous offrir à l’heure actuelle un large éventail de jeux pour toutes les catégories d’âge.
Chaque jeu, album ou film est le résultat d’un énorme nombre d’heures de travail, de créativité et d’efforts de beaucoup de personnes. Elles méritent d’être récompensées pour leur travail et pour la continuation de leur travail afin de pouvoir offrir au consommateur une offre large et diversifiée.
7/11/2008