En 2007, le marché musical numérique belge a réalisé une croissance de 27% mais cependant une solution devra vite être trouvée pour contrer la distribution illégale de musique sur internet. Une collaboration avec les fournisseurs d’accès à internet est proposée comme solution dans plusieurs pays, le plus souvent à l’initiative des autorités. D’après la fédération des producteurs belges de musique et de vidéo, cette solution doit aussi s’imposer en Belgique.
Le marché musical numérique belge s’accroît
La vente de téléchargements musicaux a réalisé en quatre ans une croissance de 0 à 8, 53 millions d’€. Une augmentation de près de 50% par rapport aux 5,74 millions d’€ en 2006. La vente de sonneries a encore connu une croissance de 3,32% par rapport à l’année dernière et un chiffre d’affaires total de 4,56 millions d’€.
Malgré une croissance du marché musical numérique – 27% par rapport à l’année dernière – l’extension illégale de musique sur internet continue à subtiliser des revenus des firmes de disques. Les investissements nécessaires pour le développement des carrières des artistes sont mis sous pression. Cependant, les producteurs de musique continuent à investir dans l’exploitation numérique de leur répertoire musical grâce à laquelle leurs revenus provenant de ces nouveaux modes de rémunérations (Youtube, Garagetv, NRJ,…) ont augmenté de 66% pour atteindre 1,57 millions d’€ de chiffre d’affaires.
« Il est grand temps que les FAI prennent leurs responsabilités » (John Kennedy – CEO IFPI)
Une collaboration avec les fournisseurs d’accès à internet pour développer de nouveaux modèles d’exploitation légales et lutter contre l’offre illégale est la solution la plus efficace pour maintenir la croissance du marché numérique.
Olivier Maeterlinck, directeur de la fédération des producteurs belges de musique et de vidéo conclut l’aperçu du marché numérique belge en 2007 par un appel : « Il est important de prendre le plus rapidement possible des mesures pour contrer l’offre illégale de musique, de films et de jeux vidéos. La Belgique ne doit pas s’ériger en pionnière en la matière mais simplement s’inspirer d’un des nombreux exemples initié ou réalisé à l’étranger ».
Ainsi, fin novembre 2007, un accord a été conclu en France entre les autorités, les FAI et le secteur français de la musique et du film. Cet accord, pour lequel le Président Sarkozy s’est personnellement impliqué, prévoit une série d’actions concrètes pour élargir l’offre légale de musique et de films et lutter contre l’offre illégale. Egalement en Grande-Bretagne, en Suède et aux Pays-Bas, les autorités ont pris des initiatives similaires. Même la Commission Européenne fait référence à l’accord français dans sa « Communication sur les contenus créatifs en ligne au sein du marché unique ». En Belgique, un juge a décidé qu’un FAI devait prendre des mesures pour enrayer les échanges illégaux de musiques via ses réseaux.
Madame Sabine Laruelle, Ministre de l’Economie, des Indépendants et de l’Agriculture a déclaré lors de la conférence de presse qu’elle avait conscience de la problématique face à laquelle le secteur belge de la musique et du film est confronté et a promis en tous les cas d’étudier le dossier pour aboutir à une solution équilibrée.
24/01/2008