BEA demande aux autorités un meilleur cadre afin de stimuler la croissance du marché digital de la musique, du film et des jeux vidéo.
BEA – (La Belgian Entertainment Association, qui représente l’industrie belge de la musique, de la video et des jeux vidéo) publie aujourd’hui les chiffres pour le marché digital belge de la musique. Grâce aux innovations constantes, l’industrie de la musique répond à une consommation de musique en pleine évolution et connait à nouveau une croissance (+23 %). Afin d’assurer l’avenir du marché digital du divertissement, il est essentiel qu’à la fois les secteurs du divertissement, de la télécommunication et de la technologie collaborent afin de développer l’offre légale que le consommateur peut se procurer en toute sécurité, et faire face à l’offre illégale de musique, films et jeux vidéo. Les autorités doivent créer le cadre (légal) pour faciliter cette collaboration, comme c’est le cas dans nos pays voisins.
De nouveaux modèles d’exploitation guident les fans de musique vers l’offre digitale
En 2008, les amateurs belges de musiques ont acheté 5,7 millions de singles et 480.000 albums en format digital, générant ainsi un chiffre d’affaire de 11,5 millions € (+ 26 %). Les sociétés de musique offrent la musique digitale par l’intermédiaire des opérateurs mobiles et à travers des modèles d’exploitation basés sur un système de revenus publicitaires ou de revenus partagés. Ces nouvelles formes d’exploitation font en sorte qu’à la fois, les auteurs, les artistes et les producteurs soient rémunérés pour leur travail. Le marché digital belge a, dès lors, connu une croissance de 22.8 % et atteint un chiffre d’affaire de 19 millions €. Ceci représente une part de marché qui sera au-dessus des 10%. Une augmentation par rapport à 2007 (7,3 %), néanmoins la part du marché digital en Belgique reste inférieure à la moyenne mondiale (20%) et même largement inférieure en comparaison aux Etats-Unis (39%) ou au Japon (19%). Via Internet le consommateur a aujourd’hui un choix énorme entre les chansons et Apple annonçait récemment que toutes les chansons acquises sur iTtunes, son magasin de musique en ligne, pourraient dorénavant être lues sur tous les baladeurs de musique digitale.
Stimuler la croissance par une collaboration avec les fournisseurs Internet.
Selon le rapport (publié aujourd’hui) de la Fédération Internationale de l’Industrie de la musique, 95% du marché digital est illégal. Le plus important défi du secteur de la musique sera de trouver une rentabilité dans un marché digital qui malheureusement est largement dominé par la distribution illégale de musique. L’impact de celle-ci sur les investissements dans des productions musicales et le développement de la carrière d’un artiste, reste énorme.
Les résultats d’une étude belge démontrent que la Belgique et les artistes belges souffrent aussi des téléchargements illégaux. Fin 2008, pendant deux mois, BEA a fait comptabiliser les téléchargements illégaux du nouvel album de Novastar, “Almost Bangor”. « Il ressort de l’étude de BEA que l’album est, en moyenne, téléchargé au moins 100 fois par jour. Quatre-vingts pourcent des téléchargements sont donc illégaux. La conséquence directe est que Novastar est rémunéré que pour 1 album sur 5 téléchargés. Une constatation pénible à faire, à la fois pour EMI (le producteur de Novastar) et l’artiste” dit Erwin Goegebeur, producteur.
D’autres pays donnent déjà le bon exemple. Tant en France qu’en Grande-Bretagne, les autorités ont fait des démarches concrètes afin de faire collaborer le secteur du divertissement et les fournisseurs Internet pour s’attaquer au problème de l’offre illégale. Les autorités françaises soutiennent une proposition de loi qui introduit un système dans lequel les fournisseurs Internet enverraient d’abord à leurs clients un avertissement en cas d’infraction à la loi et, ne les sanctionneraient qu’en cas d’infractions répétées. En Grande-Bretagne, les 6 principaux fournisseurs Internet ont signé un accord avec l’industrie de la musique et du film afin de combattre conjointement l’offre illégale de films et de musique. “Même au niveau de l’UE on est convaincu qu’une collaboration entre les secteurs des Télécoms et des divertissements présente la meilleure solution pour maintenir la croissance du marché digital. Nous attendons également des autorités belges un signal clair quant à la nécessité d’une telle collaboration.” explique Olivier Maeterlinck, directeur général de la BEA.
Croissance du marché digital du divertissement également favorable pour les secteurs télécoms et technologie, et le consommateur
Les sociétés de musique entrent en partenariat avec les opérateurs mobiles afin d’offrir aux consommateurs un accès illimité à la musique. Ceci se fera grâce à des plateformes comme PlayNow Arena de SonyEricsson ou Nokia Comes With Music, qui développeront leurs services sur le marché belge dans le courant de 2009. De cette façon, les secteurs des télécoms et des technologies, par le biais de ces nouveaux accords, profiteront également de l’exploitation légale de la musique.
Le secteur de la musique est toujours à la recherche de nouveaux canaux pour offrir de la musique aux consommateurs. Cela peut varier du magasin de musique en ligne à l’utilisation de musique dans des films, de la publicité ou des jeux vidéo. Les sociétés de musique présentent des artistes émergents sur les réseaux sociaux tels Myspace et des services de streaming de vidéo (Youtube, GarageTV). Elles concluent des partenariats avec des marques et des sociétés de merchandising. Par ce biais, le consommateur sera de plus en plus assuré d’une offre de musique légale qu’il peut se procurer en toute sécurité.
Grâce aux revenus générés par ces nouveaux canaux et partenariats, les producteurs de musique seront à même de continuer à se consacrer à leurs activités principales, à savoir investir dans des nouveaux talents et dans la carrière des artistes.
Téléchargez les chiffres.
16/01/2009