La croissance de l’industrie belge du film, du jeu vidéo et de la musique dépend uniquement des téléchargements légaux.
BEA – Belgian Entertainment Association, qui représente l’industrie belge de la musique, film vidéo et du jeu vidéo, partage la préoccupation de Test-Achats en ce qui concerne la question de savoir si un magasin de musique en ligne est légal ou non. BEA demande donc que les sites illégaux, dont les consommateurs, les auteurs et les artistes sont victimes, soient bloqués le plus rapidement possible par les fournisseurs belges d’Internet. Pendant ce temps, les artistes et les maisons de disques continuent à développer des offres de musique en ligne attirantes pour les consommateurs.
Test-Achats teste les magasins de musique en ligne
Dans son édition de Janvier, l’association de consommateurs teste un certain nombre de sites musicaux qui proposent le téléchargement payant. Test-Achats constate et averti le consommateur que “la limite entre le téléchargement légal et illégal est ténue !». Cela est particulièrement le cas pour les sites musicaux internationaux (Russe) où il reste à savoir si ils ont obtenu les licences nécessaires des auteurs et des artistes. Selon la SABAM ces sites ne rémunèrent pas les auteurs et BEA constate également que ni les artistes belges, ni leurs labels sont rémunérés pour les fichiers téléchargés. Pourtant, ces sites proposent un large éventail de chansons et d’albums d’artistes belges de tous genres (Hooverphonic, Helmut Lotti, Deus, Soulwax, Novastar, Jacques Brel, Milk inc, Malibu Stacy, Kate Ryan, Sylver, Lalalover, Savalas, Marc Moulin, K3, Scala, Arid, Buscemi, Clouseau, Gabriel Rios, Arsenal, An Pierlé, Belle Perez, Vive la Fête, Monza, Eva De Roovere, ...). “Certains de ces sites proposent des enregistrements que nous n’avons jamais sortis officiellement, et je me demande où l’argent de ces sites russes va”, prévient Christian Pierre, le manager du groupe Deus. “Quoi qu’il en soit le revenu de ces ventes n’est pas payé aux artistes ou aux labels qui investissent dans les enregistrements de ces artistes “
BEA met également en garde contre les sites illégaux
En octobre 2007 et mars 2008 BEA a informé le gouvernement de certains sites étrangers qui ne sont pas en conformité avec la législation belge. BEA, comme Test-Achats, est d’avis que les consommateurs ne sont pas toujours de mauvaise foi et, dans le cas de sites payants, ne sont pas toujours conscients que la musique est proposée de manière illégale. Contrairement à Test-Achats, BEA avise les consommateurs de procéder prudemment. BEA déconseille le téléchargement sur des sites dont la légalité n’est pas établie à 100%. Les dangers suite à l’installation de logiciels malveillants tels que virus, abus de vos données à caractère personnel, même si vous ne donnez pas votre adresse de courriel, ainsi que vos données bancaires, sont bien réels. “Un site Web qui offre de la musique ou des films illégalement devra tôt ou tard répondre de ses actes. Dans le meilleur des cas, le consommateur perd le crédit déjà payé.», affirme Olivier Maeterlinck, directeur général de BEA.
Seuls les téléchargements légaux assurent la croissance de l’offre de musique en-ligne
Seulement 1 chanson sur 20 est téléchargée légalement, mais le marché de la musique numérique en Belgique est tout de même croissant. Par exemple, dans la première moitié de 2008, près de 6 millions de chansons et d’albums ont étés téléchargés légalement, une augmentation de 13% par rapport au premier semestre de 2007. En 2007, la part de marché digitale en Belgique n’atteint pas 8% alors qu’aux États-Unis elle atteint déjà les 30%. L’industrie de la musique continue à investir dans de nouveaux modèles afin de proposer de façon la plus conviviale, de la musique par Internet au consommateur. Aujourd’hui, il existe en Belgique déjà au moins 10 magasins légaux de musique en ligne, donc plus que ceux testés par Test Achat, avec une offre de plus de 6 millions de chansons. Un aperçu des magasins légaux de musique en ligne est disponible à l’adresse suivante: http://www.pro-music.org
En même temps, il est nécessaire de lutter contre l’offre illégale sur Internet. «Lutter contre les sites illégaux est urgent et absolument nécessaire afin de garantir le développement du marché digital légal” constate Olivier Maeterlinck. BEA est également en faveur d’une collaboration avec les fournisseurs Internet, tels que Belgacom et Telenet, pour trouver une solution à l’offre et/ou l’échange illégal de musique, mais aussi des films et des jeux vidéo.
Dans le courant du mois de Janvier 2009, le “Digital Music Report 2009”, un aperçu du marché digital de la musique au niveau international, sera publié. BEA communiquera également les résultats du marché digital belge de la musique de 2008.
30/12/2008