La vidéo à la demande devient un mode de consommation de films et de séries à part entière comme le cinéma, la télévision et la vente de DVD et de Blu-ray. C’est également ce que reflètent les chiffres parus dans l’European Video Yearbook 2011.
IVF (International Video Federation) a publié pour la première fois les chiffres de la vidéo à la demande dans son rapport annuel, The European Video Yearbook 2011. Les résultats pour la Belgique sont clairs : la VOD (ou la livraison de films et de séries via les services de télévisions digitales) connaît une véritable explosion dans notre pays depuis 5 ans. Si en 2005 seuls 2.3 millions d’euros étaient dépensés pour regarder du contenu par ce moyen, en 2010, le Belge dépensait 45.8 millions.
En moyenne, chaque Belge aurait dépensé 4,3 euro en 2010 pour des films ou des séries via les services de VOD. Soit plus que nos voisins : les Anglais (3,9 €), les Français (3,1€), les Néerlandais (1,3€) ou les Allemands (0,4€). Le plus gros marché en Europe est malgré tout celui du Royaume-Uni avec un chiffre d’affaires de plus de 242 millions d’euros. La France suit avec 194 millions d’euros. La Belgique, quant à elle, atteint la 5ème place avec un marché de 45.8 millions d’euros derrière l’Italie (95.4 millions d’euros) et l’Espagne (62.9 millions d’euros). La tendance est clairement à la hausse dans l’ensemble de l’Europe. Cette croissance s’explique par le fait qu’aujourd’hui la consommation de films et de séries ne cesse de se diversifier. Le public souhaite pouvoir personnalisé son programme et y avoir accès à tout moment et sur différents types de supports. Les nouvelles technologies, l’élargissement des catalogues disponibles et la VOD participent à ce phénomène et de nouveaux services apparaissent sur le marché pour satisfaire cet appétit audiovisuel.
« Le fait que le public recherche une plus grande personnalisation et veuille avoir accès à tout moment à du contenu est présent dans les différentes branches du divertissement (musique, livres, jeux vidéo). Les producteurs l’ont compris et distribuent plus largement leurs catalogues via les services qui répondent à cette demande et qui s’ajoutent aux autres modes de consommation de film et séries comme le cinéma ou l’achat de DVD et Blu-ray. Le streaming, la VOD, les applications pour tablettes et mobiles connaissent donc naturellement un véritable engouement, déclare Olivier Maeterlinck, directeur de la BEA. Durant les prochaines années cette tendance ne va cesser de s’accroître et les technologies de s’améliorer et de se diversifier pour rester au plus près des demandes des différents publics. »
publié le 1/09/2011
Début mars, BEA a envoyé un mémorandum au nouveau gouvernement fédéral qui rassemblera les besoins de ces trois segments du marché du divertissement et qui attirera l’attention du monde politique de sorte qu’il puisse agir.
Contenu
1) Mieux protéger l’auteur, l’artiste et le producteur en luttant contre l’offre illégale de films, de jeux vidéos et de musiques et en informant mieux le consommateur
2) Lutter contre la fraude et la contrefaçon physique au profit du producteur et du consommateur
3) Protéger les enfants et éviter l’utilisation illicite en introduisant une classification sur la base de l’âge (pour les films), basée sur un cadre autorégulateur
4) Baisse de la TVA sur les supports de produits de loisirs (logiciels interactifs, films et musiques) afin d’accroître la participation culturelle et/ou de soutenir le secteur sur le plan économique
5) Crédit d’impôt pour les entreprises qui investissent dans le secteur de la production musicale de talents artistiques (sur le modèle français)
6) Protéger les revenus de l’artiste et du producteur en harmonisant la durée de protection des enregistrements musicaux
Le mémorandum complet est disponible sur demande.
publié le 17/03/2008
Pour les Dvd mis en vente, les certifications sont attribuées sur base des unités vendues dans les commerces de détails (livraisons nettes, après déduction des retours). Seuls les produits qui sont commercialisés par les membres de la BVF - et ceux qu’on peut encore acheter chez les détaillants- entrent en ligne de compte pour ces certifications.
Dvd d’achat d’or
Produit étranger : 25.000 ex
Produit belge, distribué sur le territoire national : 15.000 ex
Produit belge, limité à 1 région linguistique : 7.500 ex
Dvd d’achat de platine
Produit étranger : 50.000 ex
Produit belge, distribué sur le territoire national : 30.000 ex
Produit belge, limité à 1 région linguistique : 15.500 ex
Dvd d’achat de diamant
Produit étranger : 100.000 ex
Produit belge, distribué sur le territoire national : 50.000 ex
Produit belge, limité à 1 région linguistique : 25.500 ex
publié le 1/01/2008